Le marché d’Otavalo 7


Jouissant d’une renommée internationale,  le marché d’Otavalo, un des plus grands d’Amérique latine,  se déroule principalement le samedi toute la journée. (les autres jours, seul celui de la place des ponchos, et en version réduite est présent).

C’est un marché regroupant de nombreux amérindiens des communautés environnantes qui descendent à la ville vendre leurs bêtes ou leurs ouvrages, ou sous-traitent la vente à des familles Otavalienes. Il se partage en 3 endroits :

  • Le marché aux bestiaux, sur une place un peu éloignée de la ville, qui commence à 5h du matin, et ou les locaux échangent et vendent leurs bêtes. Selon le temps, il faut y être équipé parce que le terrain peut rapidement être boueux !
  •  Le marché aux fruits et légumes, plus traditionnel, repère des locaux, ou il est possible de déguster les spécialités locales, almuerzos (plats typiques), cuy(cochons dindes rotis) et autres soupes.
  •  Le marché de la « place des ponchos », ou l’on pourra apprécier le travail des indiens à travers ponchos, hamacs, tapis, bijoux, sacs… et bien sur les fameux Panamas.

Le travail de tisserand des Otavaleños se pratique de générations en générations. Déjà avant la colonisation, les Otavalo (c’est également le nom du peuple indigène qui s’est installé dans ce coin) confectionnaient des ouvrages qu’ils échangeaient avec les peuples de l’Oriente et de la Costa.

Puis vint la colonisation, ou les Otavaleños (les habitants d’Otavalo…) furent contraints par les espagnols à travailler près de 100h par semaine dans des conditions inhumaines. De nombreux ateliers de tissage sont alors apparus, afin de subvenir aux besoins des conquistadors. Dans leur malheur, les Otavaleños auront toutefois acquis une technique de tissage hors du commun réputée mondialement.

Pour notre part, nous sommes arrivés un peu tard au marché aux bestiaux pour assister à l’effervescence qui y règne au lever du jour. Mais on a pu toutefois observer certaines transactions, voir les acheteurs repartir avec leurs cuys dans des sacs de jute ou des boites en cartons, les poulets attachés par les pattes, et les vaches changer de propriétaires… le tout dans une ambiance sereine et plutôt calme.

Par la suite, au marché aux légumes, le plus fréquenté par les locaux, la multitude de couleurs, d’odeurs et le brouhaha des vendeurs nous ont transportés, pour enfin finir notre matinée sur la place des ponchos, a admirer le travail des tisserands, les étoffes plus colorées les unes que les autres, nous faire alpaguer par les vendeurs et tester le marchandage, quasi obligatoire ici ! Toutefois, peu d’achats et quelques frustrations pour nous qui n’en sommes qu’au début de notre aventure…difficile de s’encombrer de hamacs, ponchos et autres beaux ouvrages… tant pis, on en a quand même pris plein les yeux !!!

 


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7 commentaires sur “Le marché d’Otavalo