Loja et le parc Podocarpus 8


De retour dans la cordillère des Andes, c’est à Loja, au sud de l’Equateur que nous arrivons. Rapidement, nous trouvons un hôtel, et flânons dans les rues. Malheureusement pour nous, il y a beaucoup de travaux, ce qui fait perdre un peu de son charme à la ville. Mais peu importe, de toute façon nous ne souhaitons pas y rester, après une semaine sur une petite île, la ville nous oppresse. Ce qui nous intéresse, c’est d’aller au parc national Podocarpus.

Le lendemain on se renseigne auprès du point info touristique de Loja, ou un gentil monsieur nous explique comment nous rendre au parc, nous confie des prospectus…

Ce parc jouit d’une végétation époustouflante, abritant une faune importante, notamment en terme d’oiseaux. A cheval entre l’Amazonie et les Andes, les prospectus nous annoncent qu’on doit y croiser des singes, des ours à lunettes et une multitude d’oiseaux dont des perroquets, des toucans et des centaines de variétés d’orchidées…En prime on peut y camper gratuitement…tout ce qu’il faut pour nous séduire !

On part donc dans l’après-midi et on arrive à Zamora, ou se trouve une des entrées du parc. De là, on prend une camionesta qui nous emmène presque jusque l’entrée du parc, des affaissements de falaise ne lui permettant pas d’aller plus loin… Sympa, il nous indique ou se trouve l’entrée et nous explique qu’il nous restera que 20 min de marche jusqu’au campement.

C’est parti donc. A l’entrée, on s’étonne de deux choses : il n’y a personne dans la guérite (pourtant on est dans les clous question horaires…) et surtout il y a une rubalise jaune bloquant l’accès… naïfs, on se dit que c’est pour bloquer l’accès des voitures… Bref, on est content d’être là et on ne se pose pas trop de questions… Le sentier qui mène au refuge est sympa, nous devons traverser une rivière, on entend le grondement des différentes cascades et les chants de dizaines (centaines ?) d’oiseaux différents… C’est sûr, on est en pleine nature !

Et puis on arrive au campement, ou il y a également un refuge. Personne… On contourne alors la bâtisse et on tombe sur un garde, qui nous regarde, étonné. Il nous demande comment on est arrivés là, nous dit que c’est interdit, que le parc est fermé suite à des intempéries et qu’il est trop dangereux de randonner…

Alors là, nous on se décompose un peu, on explique qu’on en savait rien, que personne ne nous a prévenus (bon, on se dit tous les deux que finalement la rubalise n’était pas là pour rien…) mais surtout on insiste un peu pour pouvoir planter la tente quand même, sachant qu’il est 17h et que dans une heure il fait nuit ! (Et qu’on a quand même envie de rester !)

Grand prince, il accepte, et nous recommande même quelques sentiers encore praticables mais nous demande d’être très prudent car en cas de soucis, il serait responsable.

Puis il s’éclipse, sa journée de travail étant terminée, nous signalant juste qu’il revenait le lendemain vers 8h…On a donc eu le parc pour nous tous seuls ! Et encore une fois on se dit qu’on a de la chance !

Avant que la nuit ne tombe on tente quelques sentiers qui vont vers la rivière et un autre vers une cascade. Les photos sont un peu sombres, mais l’ambiance était vraiment chouette ! A l’écoute de la nature, des différents sons, ceux des animaux, des feuilles, du vent… Une belle énergie nous submerge ! On se sent bien au milieu de cette nature exceptionnelle !

Après une nuit bercée par les bruits de la nuit, ceux de la rivière, des oiseaux nocturnes et autres animaux de passage, on se réveille avec le lever du jour prêt à entamer quelques randos.

Rien d’exceptionnel au cours de cette matinée de randonnée, hormis la végétation à la fois dense et diversifiée, truffée d’orchidées sauvages, nous croisons peu d’oiseaux et aucun animal …

Mais nous sommes ravis d’avoir pu profiter de ce petit coin de nature sauvage et remercions encore le garde de nous avoir permis de profiter de façon exclusive de ce beau parc !!

Finalement, c’est sur le chemin du retour que nous verrons le plus de fleurs et d’oiseaux tropicaux, orchidées, perroquets, colibris, lori noirs…trop chouette !

Puis retour sur Loja ou nous décidons de nous faire plaisir en goutant à la gastronomie traditionnelle, les fameux « tamales lojanos », conseillés par Léna et Fabian que nous avions rencontrés à Quito ! Nous avions eu l’occasion d’en gouter au fromage chez eux, nous tentons ici les tamales au poulet, délicieux également ! Les tamales sont des papillotes à base de farine de maïs, de viande ou de fromage, le tout cuit à la vapeur dans des feuilles de mais, de bananiers ou d’avocatiers.

Au top, ça nous requinque après notre journée de rando et surtout ça nous calle pour la nuit avent de prendre notre dernier bus Equatorien !

En effet, après 52 jours à sillonner l’Equateur, on embarque pour le Pérou ! Changement de pays, mais poursuite des aventures dont on ne tardera pas à vous faire part !!


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8 commentaires sur “Loja et le parc Podocarpus