Les Moches de Chiclayo 6


Débarqués fraichement au Pérou, c’est donc à Chiclayo que débute notre périple. On s’installe à l’hôtel présidentiel (qui aurait pu nous faire rêver de par son nom…Mais qui n’avait de présidentiel que sa moquette murale, et son prix qu’on a réussi à négocier un peu pour qu’il rentre dans notre budget !) puis nous allons déguster un Menù, l’Almuerzo Péruvien. La formule est la même : soupe, plat et boisson, parfait pour nous caler !

Détente ensuite après notre nuit de bus, nous nous baladons dans la ville, notamment sur la place des Armes.

Le lendemain, nous optons pour un tour organisé pour aller découvrir une civilisation dont nous n’avions jamais entendu parler auparavant, bien qu’elle ait existé entre 100 et 800 après JC dans toute la région correspondant aujourd’hui au nord du Pérou et au sud de l’Equateur, bâtissant des villes et des édifices incroyables en adobe.

Les tours organisés, c’est vraiment pas notre truc, mais le prix est imbattable et nous permet en une seule journée d’aller de sites en sites afin de découvrir comme il se doit cette civilisation inconnue. Et puis par chance, on est pas trop nombreux et la guide est top !

C’est en effet à la découverte des Moches (On dit les motchés, hein !) ou encore du peuple Mochica qu’on a consacré notre séjour à Chiclayo.

Les Moches sont un peuple ayant vécu sur la côte nord du Pérou de 100 à 800 après JC, construisant des cités et des pyramides en adobe (Quoi ? Il n’y a pas que les Egyptiens qui construisaient des pyramides ?) leur servant de temples pour honorer différentes divinités comme le serpent, le hibou, mais aussi la mer qui leur permettait de manger tous les jours. Pour les Moches, la vie n’était qu’une étape sur terre, le reste de chemin se poursuivant dans « l’autre monde », le monde céleste.

A quelques kilomètres de Chiclayo, un complexe funéraire a été découvert en 1987, abritant les tombes de plusieurs représentants Moches, dont celle du seigneur Sipán.

L’histoire raconte que c’est une famille péruvienne qui a découvert en premier des vestiges, et ont commencé à creuser pour récupérer puis vendre les trésors Moches à des collectionneurs à travers le monde. Peu de temps après, la famille fut dénoncée et la justice a mis fin à cette profanation illégale, recherchant dans le monde entier les reliques Moches. Quelques-unes furent récupérées, d’autres sont perdues à jamais, mais par chance, la plupart étaient toujours enfouies et ont pu être exhumées afin d’être exposées et conservées au musée Tumbas Reales de Sipán.

C’est donc par le complexe funéraire « La Huaca Rajada » située près du village de Sipán que nous avons commencé notre visite. On peut y découvrir plusieurs reproductions des tombes, dont celle du seigneur Sipán (Qui doit son nom au village voisin), mort de vieillesse à 40 ans environs et enterré avec son épouse, sa maitresse, un gardien, un militaire, ainsi qu’avec un chien et un lama… Tout ce monde-là fut sacrifié au moment de la mort du seigneur, afin de l’accompagner dans le monde d’après, le guider et le protéger…

Une quantité phénoménale de bijoux, ornements, casques, masques…en or pour la plupart recouvrait la dépouille du seigneur Sipán, permettant de l’identifier comme étant le seigneur. D’autres tombes, 14 au total ont été trouvées, permettant d’en savoir un peu plus sur cette culture vivant à la même époque que nos Romains !

Puis nous nous sommes rendus à Tucumes pour découvrir ce qu’il reste des pyramides en adobe que le temps, les intempéries et particulièrement le phénomène « El Niño » ont beaucoup érodé. Cependant, un fastueux travail de recherche et de fouilles a permis d’extraire ici également de nombreux objets, bijoux, céramiques, tissus ainsi que des ossements humains ce qui a permis de dater et d’apprécier le mode de vie des Moches.

Enfin, c’est au musée Tumbas Reales de Sipán à Lambayeque que nous avons pu apprécier et nous glisser encore plus dans le monde des Moches, arpentant durant plus d’une heure et demi les différentes salles regorgeant de trésors Moches, tous plus beaux les uns que les autres ! Photos interdites dans ce musée, toutes les pièces étant les originales.

Une belle journée et surtout une bien belle découverte… Il n’y a donc pas que les Incas au Pérou !

Le lendemain, plus tranquille, nous faisons rapidement un tour au marché de Chiclayo avant de nous rendre à la plage à Pimentel pour apprécier les rouleaux du Pacifique, manger des « ceviches », ces fruits de mer marinés à toutes les sauces (trop bon !!) et apprécier le travail des pêcheurs locaux, en pleine mer, sur leurs embarcations de fortune, les « caballitos de totora » faites en roseau tressé, et se dirigeant à l’aide d’une pagaie en bambou…Beau spectacle au milieu des pélicans et des mouettes, les pieds dans l’eau, avant de regagner la ville et récupérer nos sacs à dos pour prendre le bus direction Chachapoyas…

Là aussi, des découvertes de taille nous attendent !!


Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

6 commentaires sur “Les Moches de Chiclayo

  • Jeanne Rivoalen

    Trop contents d’avoir de vos nouvelles! Et quel plaisir de continuer à voyager avec vous et de découvrir ces civilisations inconnues pour nous!Bisous

  • LEON Loig

    Mais ça surf à Pimentel!!
    Vous n’avez pas tenter de mettre des barrel en caballitos de totora…. Au fait c’est l’ancêtre du SUP.
    Sont fort ces Péruviens!!

    • Gwen

      Carrément que ça surf!! Mais ce jour la on en a pas vu… Par contre à Huanchaco, près de Trujilio ça surfait à fond aussi! Mais on te montrera ça dans un prochain post!
      Des bisous amis rochelais!!!

  • billant nathalie

    Bonjour à tous les 2 …c est Marie Deuffic ! Je découvre avec tata vos aventures…c est génial ! J irai voir votre blog de temps en temps …gros bisous à vous 2 Marie

  • le primate

    plus de nonante kilomètres ……et des souvenirs plein la tête …!! bravo à vous….heureusement vous avez ( surtout Gwenola ) des mollets ;

    et des poumons de 30 ans………Bon Anniversaire Gwenola………pleins de bisous de Yvette et Jean Claude