Sucre et Potosi 1


Nous avons quitté Cochabamba la veille à 20h30, initialement pour 12h de bus…. Mais quelle ne fut pas notre surprise de se faire réveiller au milieu de la nuit vers 4h du matin pour nous demander de descendre…Nous sommes arrivés, avec pas moins de 4h d’avance…Du jamais vu ! En soi, c’est chouette ! Le bus n’était pas de tout confort…Oui, mais nous n’avons pas de réservations d’hôtel, et nous sommes au milieu de la nuit…

C’est donc encore embrumé de notre petite nuit de bus que nous prenons un taxi, direction le centre-ville et une auberge repérée dans le guide du routard, en espérant qu’ils aient de la place…

C’est presque gagné… Ils ont une seule chambre pour qu’on puisse finir la nuit, et une deuxième qui se libèrera dans la matinée… Fatigués, on accepte quand même, les parents finissant leur nuit dans le lit, et nous sur la terrasse, emmitouflés dans nos sacs de couchage !

On vous rassure, par la suite, le confort a été plus optimal, chacun sa chambre, avec de bons matelas !!

Au réveil, on se prépare un bon petit dèj dans la cuisine de l’auberge, et on file découvrir la ville. Surnommée la ville blanche en Bolivie, c’est une ville coloniale qui a su préserver son architecture et la mettre en valeur. L’université, les églises, les couvents et autres musées, la ville éblouit par la blancheur de ses bâtiments. La place principale est également bien agréable et on prend plaisir à y flâner.

De plus, lors de notre passage à Sucre, la ville arbore des couleurs dans tous les sens : Depuis plusieurs jours, on célèbre la vierge de Guadalupe, sainte patronne de la ville. Pour l’occasion, toute la ville se mobilise et c’est trois jours de fêtes qui nous attendent ! Danses hautes en couleurs, fanfares folkloriques, vendeurs ambulants, la ville est en effervescence, nous permettant d’admirer les costumes de la région, d’apprécier la musique traditionnelle et de s’immerger le temps de quelques jours dans cette culture à forte identité.

Nous profitons de cette ambiance, les yeux grands ouverts !

Nous flânons dans le marché, où nous rencontrons une vendeuse de fruits, prête à tout nous faire goûter : chirimoyas, mangues, pêches, poires… Trop bons ! Nous lui en achetons quelques-uns et elle nous présente à sa mère qui vend des avocats juste en face, et sa grand-mère qui vend des citrons à côté ! On papote un peu, puis on continue pour découvrir la section des légumes, des paniers en osier, des œufs par milliers…

Puis on rentre se poser un peu, la nuit de bus et la nuit sur la terrasse ont eu raison de nous…Une sieste dans un vrai lit s’impose ! Pendant ce temps, Louis et Marie retournent profiter de l’ambiance de la ville, et à leur retour nous invitent à boire l’apéro 😉 .

Le lendemain, la fête bat toujours son plein, défilés colorés et fanfare sont toujours d’actualités. Nous décidons de changer un peu et visitons un musée ethnographique, expliquant en partie l’évolution du patrimoine et de la culture bolivienne, depuis l’époque de Tiwanaku.

Puis nous flânons encore dans la ville au gré des fanfares et autres danses folkloriques, avant de rentrer tranquillement à l’hôtel.

Le lendemain, j’aurais bien voulu vous en parler…mais ma journée n’a pas du tout été intéressante ! Clouée au lit, malade comme un chien ! Pffuuu, encore… !!

Les autres ne se sont pas laissés abattre et sont partis au marché de Tarabucco, un petit village à 1h30 de Sucre. Photos à l’appui, car je ne peux vous en dire plus !

Le lendemain, départ pour Potosi, à 5h de route au sud-ouest de Sucre et à 4090m d’altitude (accessoirement, une des plus hautes villes du monde !) que nous passons deux jours à visiter. Célèbre pour ses mines dans le Cerro Rico qui domine la ville, nous n’avons pas voulu aller les visiter, et ce pour différentes raisons : Les mineurs y travaillent toujours, dans des conditions plus que précaires et, éthiquement, il nous paraissait déplacé d’aller voir trimer des personnes au fond d’une mine comme si on allait au zoo… De plus, les conditions d’accès sont assez difficiles : galeries basses de plafond, sol boueux et glissant, chariots de marchandise arrivant à toute vitesse nécessitant de se plaquer contre les murs…

Bref, très peu pour nous !

Mais pas de soucis, il y a plein d’autres choses à faire à Potosi !!

Déjà, on s’est promenés de nuit sur la place principale, toute illuminée, une des plus belles pour nous en Bolivie !

Le lendemain, nous sommes allées à la « casa de la moneda » (bon, je traduis quand même, mais j’imagine que vous l’aurez compris : « la maison de la monnaie »). Visite en français dans les murs de cette ancienne maison coloniale, ou la monnaie de tout l’empire espagnol était frappée ! Les mines de Potosi regorgeant d’argent, les espagnols lors de la colonisation ont su exploiter le filon et faisaient envoyer les pièces au royaume d’Espagne. Après la libération en 1825, les Boliviens ont continué de frapper leur monnaie dans cette maison, et ce jusqu’en 1950, correspondant en gros à l’épuisement du filon d’argent…

Aujourd’hui c’est devenu un musée qu’on a eu plaisir à visiter (Yann est un peu numismate… (Non, non, rassurez-vous, rien de grave, ça veut juste dire qu’il collectionne les pièces de monnaie… !)). On y découvre entre autres des laminoirs, ces machines qui servaient à réduire les lingots d’argent en très fines lames, qui étaient ensuite frappées pour devenir des pièces, puis une collection de pièces (il a fallu que je traine Yann pour sortir de là !), et autres objets en argent, d’autres machines… Chouette moment !

Ensuite, petit tour au marché, découverte de la ville et restau le soir !

Le lendemain, on voulait prendre de la hauteur pour voir la ville et ses environs. On est donc montés en haut de la « Torre de la compaña de Jesus », d’où on a pu surplomber la ville et apercevoir le Cerro Rico, bien érodé par les mineurs.

Et l’aprem, on avait prévu d’aller se balader à la laguna de Tarapaya, un lac d’altitude ou l’on peut se baigner…dans une eau à 30 degrés ! Du coup, on a pris un collectivo pendant 30 min environ, qui était blindé, j’étais assise par terre, mais ma foi, ça aura au moins permis de papoter avec une dame du coin, très sympa ! Tout ça pour arriver dans un décor de western, monter quelques pentes et tomber sur Patricia, qui gère la communauté. Pas de chance pour nous, elle nous informe qu’on ne peut se rendre à la lagune, depuis que quelqu’un a été aspiré au fond par un tourbillon… Euh, quoi ?? Elle nous réexplique ce qu’on avait pourtant déjà bien compris… et nous propose de se baigner dans les thermes juste à côté. Un peu surpris au début (on s’attendait à trouver un lac…), mais n’ayant aucune envie de se faire aspirer par un tourbillon ( !)  on accepte et on se laisse glisser dans une eau à environ 30-35 degrés qui sort direct de la terre. Après tout, c’est ça qu’on était venu chercher, et le cadre est plutôt pas mal !! En plus on est pénards, on a le bassin pour nous tous seuls ! Trop bien, on barbotte pas loin d’une heure, avant de rentrer un peu avant le coucher du soleil.

Le soir on fait nos sacs, le lendemain matin on part pour Tupiza, un peu plus au sud, ville de départ pour le Sud Lipez et le Salar d’Uyuni !!! Trop hâte !

 


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Commentaire sur “Sucre et Potosi

  • Jeannette

    Je pense qu’il faudra une très longue soirée à Louis et Marie Hélène pour nous conter leur périple bolivien !
    Nous attendons avec impatience
    Bisous à vous quatre