Le projet


En aout 2016 l’idée du voyage à commencé à germer dans ma tête… Yann souhaitait depuis longtemps partir mais ne souhaitait pas le faire seul ; pour ma part, l’envie de voyager était forte mais retenue par des peurs et des appréhensions, jamais l’idée ne s’était concrétisée.

Et puis au décours d’une discussion avec mon ancienne coloc, un déclic s’est fait, m’amenant à reconsidérer nos projets du moment (trouver une petite maison avec jardin en location) et à appeler Yann (parti en road trip en Ecosse) pour lui faire part du nouveau projet. Enchantés par l’idée, nous nous sommes mis à rêver sac à dos, ampoules aux pieds et paysages atypiques…Restait plus qu’à décider quel sol nos pieds allaient fouler…

Hésitant au départ entre l’Amérique du sud et l’Asie, nous avons décidé de découvrir quelques pays d’Amérique du sud, en descendant la cordillère dans Andes. Pourquoi ?

On n’en sait rien… ou plutôt, on ne sait pas trop mais quelque chose nous y attire. Pour ma part, j’ai depuis longtemps eu envie de découvrir cette partie du monde, ayant lu de nombreux romans évoquant la forêt amazonienne ou encore dévoré des yeux les paysages époustouflants de la cordillère ou des plaines de Patagonie. De son côté, Yann connaissait déjà une partie du Pérou pour y être allé en 2012 et ne demandait pas mieux que de partager le plaisir qu’il avait pris à découvrir la culture et le pays. De plus, d’un point de vue logistique, il nous semblait (peut être à tort ?) plus simple de se déplacer en Amérique du sud, le bus devenant notre principal moyen de transport.

En effet, nous envisageons de faire notre périple principalement en bus, en stop, à pieds ou encore à vélo (euhhh, la cordillère des Andes à vélo ???! 5000m de dénivelé ???). A la fois pour une question de budget, mais aussi pour être au plus près de la culture locale et entrer en relation avec les habitants, papoter des coutumes, découvrir des manières de vivre différentes des nôtres, partager les conditions de vie parfois.

Nous souhaitons également découvrir un mode de vie nomade, nous permettant de nous détacher du matériel autant que possible et apprendre à demander aux autres, quelque part, dépendre de l’autre pour s’en sortir. Dans la société individuelle dans laquelle on vit, il nous parait évident durant ce voyage que nous devons apprendre à demander à l’autre, créer du lien pour entrer en communication, et ainsi devenir plus riche, riche d’un échange, d’une rencontre, d’un savoir commun.

Le voyage est la seule chose que nous pouvons acheter et qui nous rendra plus riche »…auteur inconnu (mais on est bien d’accord avec lui !!)

Au travers de ce voyage nous souhaitons voir beaucoup de choses, des sites classés, des paysages à couper le souffle, des animaux hors du commun,  mais nous souhaitons aussi découvrir des personnes, des familles, locaux ou autres voyageurs.

Départ donc le 11 avril et nous vous invitons à suivre nos aventures au gré de quelques articles.

A l’heure d’aujourd’hui, nous ignorons encore pour combien de temps nous partons. Nous nous sommes donnés un an maximum. Peut être que le voyage ne durera que quelques mois…mais il sera, et il est déjà une aventure, commencée depuis le début des préparatifs…

 

 

Et concernant les sous-sous et le travail…

Voyager c’est chouette, mais bien évidemment cela implique d’avoir un minimum de budget, surtout si on souhaite s’offrir des petites excursions sympa au cours du périple, rapporter quelques cadeaux surprises, et se faire plaisir de temps en temps…

Et les sous-sous, on en a un peu, mais pas indéfiniment… Et soyons clair, logement + transport + nourriture + visites ou excursions… bah ça va vite !

Du coup, si on veut profiter pleinement et rester le plus longtemps possible, il nous faut des alternatives !

Et des alternatives, il y en à plein : Le stop, le couchsurfing, le volontariat (wwoofing, workaway, help X, …), et j’en passe !
Pour le moment, on a choisi de recourir au volontariat, qui nous semble être une alternative intéressante pour notre portefeuille, mais aussi pour rencontrer les locaux, échanger avec eux à la fois sur leur culture, leurs traditions, mais aussi les aider dans un projet au quotidien. Ca nous permet également de perfectionner notre espagnol, et éventuellement notre anglais.

Wwoofing, quesaquo ?? Le wwoofing, c’est une organisation internationale qui regroupe des personnes travaillant en agriculture bio et qui recherchent des volontaires pour venir les aider un temps, en échange du gîte et du couvert. Ca c’est la théorie, mais en vrai on partage bien plus que le gîte et le couvert, ça permet aussi de belles rencontres avec les hôtes et/où avec d’autres wwoofers, et d’apprendre plein de choses selon les tâches demandées par les hôtes.

En Equateur, le site wwofing est assez peu développé. Nous nous sommes donc penchés plus franchement sur celui de Workaway, qui propose des volontariats similaires au wwoofing, mais aussi dans d’autres domaines que l’agriculture (hôtellerie, garde d’enfants, construction/rénovation, enseignement, …). Tout comme sur le covoiturage ou Air bnb, les hôtes et les volontaires ont un profil qui décrit les tâches à accomplir et dans quelles conditions pour les uns, et les compétences à offrir et les dispo pour les autres. Généralement, une durée de travail d’environ 5h par jour est demandée, 5 jours par semaine, mais bien sur cela peut varier d’un hôte à l’autre. Les repas et le logements sont fournis, et souvent partagés avec les hôtes.

Pour nous c’est le compromis idéal pour mener à bien ce voyage et rester en accord avec nos envies et nos principes.
On a déjà quelques contacts en Equateur, on vous en dira plus quand on y sera !!